Mes salutations coloniales // Atelier-conférence

Crédit photo Amélie Proulx, 2007, ex-acco

// 16 mai 2016, 18h30 // 160 Saint Viateur E #707, Montréal (métro Laurier)//

Comment parler de solidarité internationale sans jouer le rôle de bonne conscience proposé par les institutions de l’État et de l’Économie?

Comment penser notre implication lorsque nous sommes issu.e.s d’une culture dominante qui s’est construite sur des siècles de génocides?

Comment assumer une situation de privilégié.e.s tout en souhaitant ébranler la société qui rend cette situation-même possible?

Et si l’on commençait par admettre qu’il y a certaines réalités bien vivantes que l’on ne pourra jamais saisir, certaine sensibilité au monde que l’on ne peut pas toucher et certains langages que nous ne sommes pas aptes à comprendre...

Même si l’on souhaite changer le monde, même si l’on s’indigne face aux impacts inégaux de l’économie globalisé, même si l’on est fasciné par les cultures d’autres pays... N’oublions pas que notre compréhension du progrès et du développement puisse être teintée d’un héritage colonial qui brouille notre perception de notre rapport à l’autre.

Comment agir dans ce contexte?

Cet atelier-conférence se veut être un moment de réflexions sincères qui pourrait transformer la compréhension de notre engagement dans le monde de la solidarité internationale. 

Soyons prêts à être déstabilisé.es et laissons-nous inspirer par des réflexions orientées dans une perspective antiracistes et de décolonisation.

Afin d’introduire les sujets, l’atelier-conférence débutera avec quelques surprises artistiques et sera suivi par une conférence de Dimitri Della Faille.

CONFÉRENCIER INVITÉ

Dimitri Della Faille

Professeur en développement international au département des sciences sociales de l'Université du Québec en Outaouais, membre du comité scientifique du Centre d'études sur le droit international et la mondialisation et membre de la Chaire de recherche sur la gouvernance autochtone du territoire.

Article de blog et de revue

 

« Développement international: pourquoi je refuse d'aller sur le «terrain» »

« Pourquoi je ne « construis pas d’écoles » pour celles et ceux qui en ont besoin »

« Les études postcoloniales et le ‘sous-développement’ »

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Photo credit Amelie Proulx 2007 acco paqg.JPG2.17 Mo