Communiqués

27 janvier-L'ex-président Portillo incarcéré sur demande des Etats-Unis
L'ancien président guatémaltèque Alfonso Portillo (2000-2004) a été arrêté puis incarcéré le 26 janvier dans son pays, dans l'attente de sa possible extradition vers les Etats-Unis, où la justice l'accuse d'avoir "détourné des dizaines de millions de dollars de fonds publics". Selon l'acte d'accusation américain, les fonds étaient déposés sur des comptes ouverts aux Etats-Unis aux noms de plusieurs proches. Un tribunal local a décidé qu'il resterait quarante jours en détention en attendant les documents de la justice américaine.


Courrier International du 27 janvier 2010


21 janvier- la Cour suprême du Canada fournit aux communautés et aux populations des zones minières un outil juridique d'importance.


Le 21 janvier 2010, dans l'affaire Mines Alerte Canada c. Canada*, la décision de la Cour suprême du Canada fournit aux communautés et aux populations des zones minières un outil juridique d'importance.


Dans une décision unanime, la Cour suprême a ordonnée au Ministère fédéral des Pêches et des Océans, qu'avant de délivrer des permis et d'accorder les approbations ou autorisation pour établir une exploitation d'extraction minière, les sociétés minières canadiennes et leurs filiales doivent tenir une consultation publique et effectuer une étude approfondie conformément à l'article 21 de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale («LCEE»).
Cette décision est amplement saluée par la plus part de défenseurs et activistes environnementaux en Amérique centrale. Car les communautés et les population des zones minières pourront dorénavant exiger leur participation dans l'approbation de l'exploitation minière des filiales des sociétés canadiennes.
*Mines Alerte Canada c. Canada (Pêches et Océans), 2010 CSC 2 


Le plan Sofia parle et révèle ses secrets honteux à la face du monde: à quand la justice pour génocide?
Par Céline Bouquin, coordonnatrice du PAQG

Justice et réparation ne sont toujours pas une réalité, pourtant cela fait longtemps qu’il n’est plus question d’une omerta totale sur le conflit armé guatémaltèque: en 1999 déjà, le rapport de la Commission d’éclaircissement historique mentionne l’existence de documents compilant des informations sur les stratégies contre-insurrectionnelles mises en œuvre par l’armée guatémaltèque pendant le conflit armé: Plan Operativo Sofía (juillet 1982), Asuntos civiles Operación Ixil (1982), Plan de campagne Victoria 82 et le Plan Firmeza 83 sont ainsi évoqués. Ce même rapport a officiellement établi qu’au Guatemala, les forces étatiques s’étaient rendues coupables d’actes de génocide ayant conduit à la mort, entre 1978 et 1985, de 200 000 personnes dont plus de 80% étaient d’origine maya. Lire la suite de l'article ici.


11 décembre- Les syndicalistes de SITRAPETEN expulsés dans la violence


Au cours de la journée du 10 et la nuit du 11 décembre dernier, le parc central de Guatemala a été le théâtre de deux évacuations forcées de la part de la Police Nationale Civile (PNC). Les travailleurs de la société distributrice d’eau du Péten, qui appartient à la compagnie Agua Salvavida, une propriété de la Corporation Castillo Hermanos, avaient établi un campement dans le parc central pour manifester contre leur licenciement en mai 2008. Lisez la suite ici.

17 novembre- Un Juge va envoyer en Espagne une copie des plans militaires utilisés dans le cadre du conflit armé interne

Un juge de première instance du tribunal de la ville de Guatemala, Eduardo Cojulùn, enverra à l’Espagne deux des quatre plans militaires contre insurrectionnels mis en œuvre lors du conflit armé interne (1960-1996), dans le cadre d’une plainte pour génocide que la leader indigène et Prix Nobel de la Paix Rigoberta Menchú a déposé auprès d’un magistrat espagnol.
Le Juge a indiqué que les documents seraient remis cette semaine à la Cour suprême de Justice pour que cette dernière puisse, à son tour, les envoyer au Ministère des relations extérieures qui sera ensuite chargé de les remettre a l’Espagne. Il a jouté que le processus pourrait durer une trentaine de jours.
Le magistrat espagnol Santiago Pedraz a demandé une copie certifiée des plans pour étudier les stratégies employées au Guatemala contre la population civile et rechercher les preuves de violations des droits humains qui sont l’objet de la plainte déposée en 1999 par Rigoberta Menchú devant la Cour nationale d’Espagne.
Le Prix Nobel de la Paix a accusé de génocide plusieurs généraux dont Óscar Mejía (1983-85) et Efraín Ríos Montt (1982-83)- actuel député au Congrès guatémaltèque- ainsi que d’autres militaires et un civil.
Pedraz a réclamé les plans appelés Campaña Sofía, Operación Ixil, Victoria 82 et Firmeza 83. Cependant, seuls les deux derniers seront remis. Les autres auraient été égarés, d’après le Ministère de la défense.
L’envoi pourrait devenir effectif une fois que seront dépassés les recours de protection déposés par ce Ministère, lequel invoque les menaces qui pèsent sur la sécurité nationale.
L’avocat de la Fondation Rigoberta Menchú, Benito Morales, a indiqué au journal La Hora que l’envoi de ces documents était ‘fondamental, parce qu’ils font partie intégrante du dossier d’accusation pour génocide qui a été présenté en Espagne et qu’ils sont essentiels pour que soit déterminée la responsabilité des accusés’.
(Source: Prensa Libre, 17 novembre 2009- Traduction Céline Bouquin)


24 Octobre- Le PAQG s'insurge contre l'assassinat de Víctor Gálvez

Le 24 octobre 2009, M. Galvez quittait les bureaux du Front de résistance contre les abus de l’entreprise DEOCSA dans la ville de Malacatan  en début d’après-midi.   Un véhicule s’approcha de lui, un homme masqué en sortit et l’abattit de plus de dix balles.   


M. Galvez dénonçait énergiquement les conséquences néfastes de la présence de la Distribuidora de Electricidad de Occidente SA  (une entreprise de distribution d’électricité et filiale de l’entreprise transnationale espagnole Union Fenosa) sur les habitants de la région.  À plusieurs reprises, il avait été victime d’incidents violents et de harcèlement visant à mettre fin à sa lutte pour les droits économiques et sociaux des habitants de Malacatan. Pour avoir plus de détails, lisez le communiqué de la FNL, en espagnol.