Mines: Droits en danger! Amnistie International

DROITS MENACÉS

RIGHTS AT RISK

DERECHOS EN PELIGRO


Vous êtes invité-e-s à signer la pétition lancée par Amnistie Internationale. Adressée au gouvernement guatémaltèque, elle exige que la loi minière guatémaltèque soit réformée de façon à rencontrer les standards internationaux en matière de respect des droits humains!



Rapport d’Amnistie Internationale sur l’industrie minière au Guatemala

“Droits en danger”, le plus récent rapport sur l’industrie minière au Guatemala,  signale d’importantes lacunes dans la protection des communautés affectées par les projets miniers au pays.   Amnistie Internationale déplore que l’actuelle réforme législative sur la question minière ignore complètement la question des consultations des communautés autochtones et rurales.  Les mesures prévues risquent au contraire d’aggraver les tensions actuelles, notamment le court délai de 10 jours dont dispose la population pour contester une demande de permis d’exploitation. 

A.I. rappelle que les normes internationales en droits humains établissent l’obligation de consulter adéquatement les personnes potentiellement affectées par les projets miniers, notamment pour les projets prévus sur les terres des peuples autochtones, afin d’obtenir  leur consentement libre, préalable et informé. Le rapport critique également les autorités pour ne pas avoir suffisamment fait enquête sur les meurtres et les blessures d’un grand nombre d’opposant-e-s aux projets miniers.

Pour Erika Guevara Rosas, directrice du Programme pour les Amériques d’Amnistie Internationale : “La violence et la répression générées par le contexte de l’exploitation minière au Guatemala ne peuvent continuer.  Le gouvernement guatémaltèque doit garantir l’application et le respect de la législation pour faciliter le dialogue et la prise de décisions entre les entreprises minières, les autorités étatiques et la population affectée.  Il faut donner aux communautés une information complète et objective sur les bénéfices et les risques de l’exploitation minière et ce, de manière claire et culturellement adéquate”.

Elle recommande également aux gouvernements des pays d’où proviennent ces compagnies extractives d’exercer une vigilance et de demander à ces dernières de rendre des comptes sur  l’impact de leurs activités sur les droits humains, peu importe l’endroit où elles opèrent.