Revue de presse féminicides - Décembre 2011

Pression pour la création d’un cabinet spécial du procureur qui enquêtera sur les féminicides

Oswaldo Samayoa, responsable de la Défense de l’Institut d’Etudes Comparées en Sciences Pénales, explique que les crimes perpétués contre les femmes sont la source de modèles de violence économique, psychologique et physique dans le cadre du développement de leurs propres activités.

Samayoa a ajouté que les féminicides étaient une menace directe au rôle social des femmes et que l’on observait actuellement une violence « déchaînée » contre elles, de sorte qu’il devient urgent que les mesures prises par l’Etat soient plus efficaces.

Norma Cruz, directrice de la Fondation Survivants, considère que le renforcement de l’organisme responsable des investigations est très positif; cependant, pour le soutenir, des ressources économiques sont nécessaires, ainsi qu’une augmentation des ressources humaines.

« Un procureur doit gérer de 30 à 40 cas avec l’aide de ses confrères mais ouvrir un cabinet spécial où il y a peu de procureurs tandis que la moyenne des meurtres à l’année est de 600 à 800 est inutile », a déclaré Cruz.

L’interrogée souligne également que ceux qui travaillent dans cette unité devraient être en mesure de rassembler des preuves dès la scène de crime : violence familiale antérieure ou agressions sexuelles, entre autres. L’article 14 de la Loi contre les Féminicides et Autres Formes de Violence contre les Femmes stipule que le Premier Ministre « devra créer un cabinet du procureur en charge des délits perpétués contre la vie et l’intégrité physique des femmes. »