Stage non rémunéré, projet « Portraits de résistance » : animation / éducation du public aux droits humains

Lieu de travail : Montréal, avec déplacements dans le Québec

Durée du projet 20 semaines (18 heures/semaine), du 19 janvier au 5 juin 2015

MANDAT

Le-la stagiaire aura pour mandat d’aider à la réalisation d’une tournée d’ateliers sur les défenseur-e-s des droits humains du Guatemala destiné au public québécois (16-25 ans). La tournée vise à faire découvrir au jeune public les enjeux de défenses de droits humains au Guatemala, ainsi que faire réfléchir plus largement sur l’engagement citoyen, la solidarité et la mobilisation sociale, autant sur le plan local qu’international.

Début du procès pour le massacre de l'ambassade d'Espagne

Article d'ACOGUATE paru le 30 septembre 2014, traduction vers le français par le Projet Accompagnement Québec Guatemala.

Le 1er octobre 2014 marquait le début du débat oral et public contre Pedro García Arredondo, chef du sixième Commando de la Police Nationale à l’époque où l’ambassade d’Espagne au Guatemala fut incendiée. Le 31 janvier 1980, trente-six personnes y moururent calcinées. Les victimes, principalement des paysans, cherchaient à obtenir la médiation de l’ambassadeur espagnol d’alors, Máximo Cajal, pour mettre fin à la répression et à la disparition forcée de paysan-ne-s de la région du Quiché. Durant le procès tenu au Tribunal B de Haut Risque, 14 personnes et 6 experts témoigneront, tandis que seront mis à contribution plus de 110 éléments de preuve, dont 7 documents audio-visuels.

Incendie 1980

Photo: Archives de la Fondation Rigoberta Menchu Tum

« Au cours du procès de Ríos Montt ont été publiées des listes noires de personnes, exactement comme pendant la dictature »

Entrevue parue dans EL MUNDO le 29 septembre, traduite vers le français par COLLECTIF GUATEMALA de France.

De justice et de politique, de jet lag, de son époque d’étudiante à Salamanque ou de n’importe quel autre sujet : on voudrait pouvoir discuter souvent avec l’ancienne Procureure Générale du Guatemala, Claudia Paz y Paz Bailey (Ciudad de Guatemala, 1966), ne serait-ce que pour le calme qu’elle transmet, sans même prétendre le faire.

Sa diction posée, une voix douce et quelque peu timide, et le bref sourire aux échos enfantins qu’elle se permet parfois, parviennent à apaiser celui qui écoute Paz y Paz, même s’il vient juste de la rencontrer. Chez elle c’est plus qu’une habilité innée : à de nombreuses reprises, sa tempérance s’est transformée en un recours d’une importance terrible, immense. Presque une stratégie de survie. Comme lorsque, alors qu’elle était à la tête du Ministère Public guatémaltèque, le cartel des Zetas a séquestré un procureur, l’a dépecé et a répandu ses membres dans tout Cobán.

Après que le bureau local de la Procureure a été entièrement démis, Claudia a réuni son équipe à Ciudad de Guatemala. La stabilité du Ministère Public ne tenait plus qu’à un fil. La Procureure Générale a parlé et les esprits se sont calmés. Elle a dit qu’elle irait de l’avant. Et son équipe l’a suivie.

Bulletin de la rentrée- septembre 2014


● À VOS AGENDAS: Assemblée générale annuelle 1er novembre 2014
Recrutement intensif d'accompagnateurs-trices internationaux ● Nouvelles de l'équipe du PAQG au Québec ● San Juan Sacatepéquez: État de prévention et tensions

Assemblée Justice Minière; le PAQG au Forum Social des Peuples

Du 21 au 24 août 2014 se tenait le Forum Social des Peuples. Le Projet Accompagnement Québec Guatemala a participé à l'Assemblée de convergence sur la justice minière en compagnie ainsi qu'à l'élaboration de ce compte-rendu. Lisez également l'Appel à l'Action formulé par les 6000 participant-e-s du FSP, en ligne ici.   (ENGLISH FOLLOWS)

 

Compte-rendu de l’Assemblée de convergence sur la Justice minière, Forum Social des Peuples, Ottawa/territoire algonquin, août 2014

 

Polaris Institute, Projet Accompagnement Québec-Guatemala, MiningWatch, MISN, USW, Common Frontiers

Les individus, collectifs et organisations réunis lors de l’assemblée de convergence sur la justice minière ont eu l’occasion de contribuer à une mise à jour des initiatives de résistance et de solidarité concernant ces enjeux, tout en soulignant la gravité de la situation et l’urgence d’augmenter encore la mobilisation pour combattre les crimes extractifs.

 

Attaques brutales contre des autochtones Q’eqchi’ dans Alta Verapaz: Violente répression du mouvement de défense du territoire et des ressources naturelles

Le 14 août dernier, les communautés Nueve de Febrero et Monte Olivo (Coban, Alta Verapaz) ont été victimes de violentes évictions perpétrées par des forces de la Police Nationale Civile (PNC) et selon plusieurs communiqués, d’agents de sécurité privée. Le lendemain, 15 août 2014, la police s’est déplacée vers la communauté de Semococh dans le but de procéder à l’arrestation de quelques dirigeants communautaires de l’organisation CODECA, donnant lieu à des confrontations avec la population locale. Selon les plus récentes informations, trois autochtones Q’eqchi’ auraient perdu la vie dans ces événements, en plus de cinq personnes détenues et de nombreuses personnes blessées.

 Crédit: CUC

Ces événements surviennent alors qu’à la fin juillet dernier, le gouvernement d’Otto Perez Molina s’engageait à renouveler sa coopération avec l’entreprise Hidro Santa Rita pour une durée de vingt ans. Le projet hydroélectrique de Hidro Santa Rita suscite opposition et résistance dans plusieurs communautés environnante depuis quelques années déjà. (Voir l’historique du conflit, à la fin de cet article)

 

Le gouvernement crée, en secret, un Groupe Interinstitutionnel des Affaires Minières

L'opposition à l'extraction minière, nouvelle menace à la sécurité nationale

Excellent reportage de Oswaldo J. Hernandez et Sandra Sebastian dans Plaza Publica, traduit vers le français par Coralie Morand et Marilyne Griffon du Collectif Guatemala.

Le conflit lié à la mine de San Rafael Las Flores a laissé quelque chose de plus qu’un État de siège comme réponse à l’opposition des habitants face à l’exploitation de leur territoire. Cela a été le point de départ du Gouvernement pour la mise en place d’une nouvelle stratégie de sécurité, impulsée en secret, qui positionne les mouvements d’opposition aux projets extractifs comme une menace à la sécurité nationale.

San Rafael Las Flores s’est transformé en un lieu étrange, dans lequel tous semblent précautionneux. Ils se méfient. C’est comme ça depuis mars 2013, depuis que cette commune a été déclarée en État de siège. Dans les rues, dans les parcs, dans les petites boutiques de quartier, les gens observent avec attention tout ce qui passe sous leurs yeux. L’alerte est spontanée. Les étrangers ne passent pas inaperçus.

Êtes-vous un travailleur de la mine?

Est-ce que vous venez du Canada ?

Que voulez-vous ?

Nouvelles évictions dans la Vallée du Polochic

Par Orlane Vidal

Le 10 juillet dernier, plusieurs communautés de la vallée du Polochic, à l'est du Guatemala, ont fait face à une vague de tentatives d'expulsions forcées de la part des forces de l'ordre guatémaltèques.

 

Le premier épisode a eu lieu à 8h du matin, dans la communauté de Serocja, située dans le municipe de El Estor, département d'Izabal, au cours duquel une cinquantaine de familles, d'origine Maya Q'eqchi, ont subi un assaut mené par un contingent composé de 400 policiers. Ces derniers, accompagnés de représentants de la Compagnie Guatémaltèque de Nickel (CGN), qui dispute les terres des paysans formant les communautés prises pour cible, ont usé sans vergogne de méthodes répressives pour évincer les femmes, hommes, enfants et personnes âgées qui se trouvaient sur place. Les habitants des communautés visées occupent depuis plus d'un an les terres dont le CGN réclame la propriété.

 

PÉTITION: Éviction violente des communautés en résistance à La Puya le 23 mai dernier

Signer la pétition en anglais

Signer la pétition en espagnol

Contexte et texte de la pétition en français:

Le mouvement de résistance de La Puya lutte depuis mars 2012 contre le projet de mine d’or El Tambor, mené par la firme d’ingénierie américaine Kappes, Cassiday & Associates (KCA) et la compagnie minière canadienne Radius Gold sur le territoire des municipalités de San José del Golfo et de San Pedro Ayampuc. Jusqu’à tout récemment, les communautés locales avaient réussi à empêcher l’entrée de machinerie lourde sur le site minier en érigeant un campement pour en bloquer l’entrée, malgré la forte présence policière et l’intimidation dont elles sont victimes.

Dès l’aube, le 23 mai, des centaines de policiers en uniformes anti-émeute se sont massés près du campement et ont utilisé des gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes à l’encontre des femmes et des enfants qui formaient la première ligne de résistance. Des employés de la KCA et des policiers en première ligne ont également été incommodés par les gaz ce qui, selon plusieurs, démontre incontestablement l’agressivité et le caractère impulsif de l’opération. Alors que les agents de la PNC réprimaient violemment la résistance, plusieurs femmes chantaient des slogans et tentaient de leur expliquer les raisons de leur lutte, évoquant les lourdes conséquences environnementales d’un tel projet minier. L'éviction des opposant-e-s a provoqué plus d'une vingtaines de blessé-e-s parmi ceux-ci, en plus de se solder par l'arrestation de la criminalisation de certains.

 

Mai 2014: appel à la solidarité!

Sommaire:
1 - Éviction violente et répression à La Puya: signez la pétition en ligne et diffusez !
2-  Le Tribunal Permanent des Peuples sur l'industrie minière rend son verdict à Montréal
3 - Justice pour génocide: le gouvernement guatémaltèque adopte une résolution en faveur de l'impunité
4 - Visite de l'activiste Leocadio Juracan à Montréal: invitation spéciale et caféinée à saveur de Justice!
5 - Pique-nique solidaire du PAQG: perspectives d'implication