Le gouvernement crée, en secret, un Groupe Interinstitutionnel des Affaires Minières

L'opposition à l'extraction minière, nouvelle menace à la sécurité nationale

Excellent reportage de Oswaldo J. Hernandez et Sandra Sebastian dans Plaza Publica, traduit vers le français par Coralie Morand et Marilyne Griffon du Collectif Guatemala.

Le conflit lié à la mine de San Rafael Las Flores a laissé quelque chose de plus qu’un État de siège comme réponse à l’opposition des habitants face à l’exploitation de leur territoire. Cela a été le point de départ du Gouvernement pour la mise en place d’une nouvelle stratégie de sécurité, impulsée en secret, qui positionne les mouvements d’opposition aux projets extractifs comme une menace à la sécurité nationale.

San Rafael Las Flores s’est transformé en un lieu étrange, dans lequel tous semblent précautionneux. Ils se méfient. C’est comme ça depuis mars 2013, depuis que cette commune a été déclarée en État de siège. Dans les rues, dans les parcs, dans les petites boutiques de quartier, les gens observent avec attention tout ce qui passe sous leurs yeux. L’alerte est spontanée. Les étrangers ne passent pas inaperçus.

Êtes-vous un travailleur de la mine?

Est-ce que vous venez du Canada ?

Que voulez-vous ?

Nouvelles évictions dans la Vallée du Polochic

Par Orlane Vidal

Le 10 juillet dernier, plusieurs communautés de la vallée du Polochic, à l'est du Guatemala, ont fait face à une vague de tentatives d'expulsions forcées de la part des forces de l'ordre guatémaltèques.

 

Le premier épisode a eu lieu à 8h du matin, dans la communauté de Serocja, située dans le municipe de El Estor, département d'Izabal, au cours duquel une cinquantaine de familles, d'origine Maya Q'eqchi, ont subi un assaut mené par un contingent composé de 400 policiers. Ces derniers, accompagnés de représentants de la Compagnie Guatémaltèque de Nickel (CGN), qui dispute les terres des paysans formant les communautés prises pour cible, ont usé sans vergogne de méthodes répressives pour évincer les femmes, hommes, enfants et personnes âgées qui se trouvaient sur place. Les habitants des communautés visées occupent depuis plus d'un an les terres dont le CGN réclame la propriété.

 

L’accompagnement international sous tension au Guatemala: BONNE NOUVELLE!

Montréal, 11 juillet 2014.

 

C’est avec soulagement et satisfaction que nous vous annonçons que l’annulation des visas de deux accompagnateurs internationaux des Brigades de Paix au Guatemala a été révoquée par le Ministère de l’Intérieur! PBI a été informé que les accompagnateurs retrouvaient leur permis de résidence temporaire, ce qui leur permettra de poursuivre leur mandat d’observation de la paix auprès des défenseur-e-s guatémaltèques des droits humains.

Brigades de Paix considère que toutes les démonstrations de solidarité, les appels à la mobilisation, les appuis et les lettres officielles de préoccupation qui ont fusé de toutes parts au cours de la dernière semaine, ainsi que la couverture médiatique de la situation à l’international, ont contribué de manière fondamentale à cette résolution positive de la situation. Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Droits Humains au Guatemala (OACNUDH) a salué le fait que dans une telle conjoncture, « les ministres de l’Intérieur et des Relations extérieures du Guatemala aient réitéré leur reconnaissance de l’important travail que réalisent les personnes, groupes et organisations nationales et internationales dédiées à la défense des droits humains et de leur contribution au renforcement de la démocratie et de l’État de droit ».

Le Projet Accompagnement Québec-Guatemala tient également à souligner la victoire que constitue cette nouvelle, tout en restant alerte face aux attaques diffamatoires émises à l’endroit des accompagnateurs-trices internationaux depuis quelques temps.

L’accompagnement civil des défenseur-e-s des droits au Guatemala constitue un engagement solidaire entièrement aussi légal que légitime. La légalité et légitimité de cette forme d’engagement est notamment explicitée dans la Déclaration des Nations Unies sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits humains et les libertés fondamentales universellement reconnus. Celle-ci évoque notamment le droit des personnes ou associations d’observer, étudier, documenter, communiquer et évaluer la situation des droits humains, ainsi que d’appeler l’attention du public sur les violations de droits, ce qui constituait justement la fonction des accompagnateurs des Brigades de Paix le 23 mai dernier à La Puya, alors que les autorités ont évincés violemment des défenseur-e-s de droits.

Finalement, le PAQG joint sa voix à celle de PBI pour remercier les personnes et organisations qui se sont mobilisées à l’occasion de cet épisode mouvementé.

 

15 DE JULIO DEL 2014: ESCUCHE LA ENTREVISTA DE PAQG SOBRE EL CONTEXTO DE ESTOS ACONTECIMIENTOS EN RADIO-CANADA INTERNACIONAL (ESP)

 


 

 

ARTICLE PUBLIÉ LE 7 JUILLET 2014: Deux accompagnateurs des Brigades de Paix au Guatemala menacés d'expulsion

Projet Accompagnement Québec-Guatemala (PAQG), travaillant au sein du réseau Acoguate (Acompañamiento en Guatemala), désire exprimer sa solidarité et sa profonde préoccupation par rapport aux plus récents événements survenus à l’encontre d’accompagnateurs internationaux des Brigades de Paix, ainsi qu’à l’ensemble de la stratégie visant depuis plusieurs années à mettre en doute la légitimité de l’observation internationale de la paix et des droits humains.

 

Le PAQG est un organisme de solidarité internationale non-partisan et non-violent, répondant depuis 1992 aux demandes d’accompagnement civil de défenseur-e-s guatémaltèques des droits humains. Ceux-ci formulent le souhait et le besoin d’obtenir de l’accompagnement lorsqu’ils et elles considèrent que la présence d’observateurs internationaux pourrait contribuer à dissuader les menaces et attaques dont ils font trop souvent l’objet, et ainsi sécuriser l’espace démocratique dont ils disposent pour œuvrer à la défense des droits. Pour leur part, les Brigades de Paix Internationales (PBI) ont joué un rôle fondateur dans l’établissement de l’accompagnement international, envoyant la première équipe d’observateurs internationaux au Guatemala en 1983. Devenues aujourd’hui une ONG renommée de solidarité et de protection des droits humains, les brigades agissent dans plusieurs pays tels que le Honduras, la Colombie, le Mexique et le Népal.


Menaces d’expulsion et contexte

Durant les dernières années, les organismes d’accompagnement international au Guatemala ont fait face à divers types d’attaques diffamatoires de la part des médias et du gouvernement guatémaltèques. Mais l’annulation injustifiée du visa de résidence temporaire de deux volontaires de Peace Brigade International (PBI) marque un revers des plus inquiétants pour l’accompagnement civil international aux défenseur-e-s des droits humains au Guatemala.

PÉTITION: Éviction violente des communautés en résistance à La Puya le 23 mai dernier

Signer la pétition en anglais

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Contexte et texte de la pétition en français:

Le mouvement de résistance de La Puya lutte depuis mars 2012 contre le projet de mine d’or El Tambor, mené par la firme d’ingénierie américaine Kappes, Cassiday & Associates (KCA) et la compagnie minière canadienne Radius Gold sur le territoire des municipalités de San José del Golfo et de San Pedro Ayampuc. Jusqu’à tout récemment, les communautés locales avaient réussi à empêcher l’entrée de machinerie lourde sur le site minier en érigeant un campement pour en bloquer l’entrée, malgré la forte présence policière et l’intimidation dont elles sont victimes.

Dès l’aube, le 23 mai, des centaines de policiers en uniformes anti-émeute se sont massés près du campement et ont utilisé des gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes à l’encontre des femmes et des enfants qui formaient la première ligne de résistance. Des employés de la KCA et des policiers en première ligne ont également été incommodés par les gaz ce qui, selon plusieurs, démontre incontestablement l’agressivité et le caractère impulsif de l’opération. Alors que les agents de la PNC réprimaient violemment la résistance, plusieurs femmes chantaient des slogans et tentaient de leur expliquer les raisons de leur lutte, évoquant les lourdes conséquences environnementales d’un tel projet minier. L'éviction des opposant-e-s a provoqué plus d'une vingtaines de blessé-e-s parmi ceux-ci, en plus de se solder par l'arrestation de la criminalisation de certains.

 

Mai 2014: appel à la solidarité!

Sommaire:
1 - Éviction violente et répression à La Puya: signez la pétition en ligne et diffusez !
2-  Le Tribunal Permanent des Peuples sur l'industrie minière rend son verdict à Montréal
3 - Justice pour génocide: le gouvernement guatémaltèque adopte une résolution en faveur de l'impunité
4 - Visite de l'activiste Leocadio Juracan à Montréal: invitation spéciale et caféinée à saveur de Justice!
5 - Pique-nique solidaire du PAQG: perspectives d'implication

Alternatives-

01/05/2014
Article du Journal des Alternatives sur l'organisation en tant que telle et sur le conflit armé qui a laissé des traces si profondes au Guatemala. Un an après la sentence contre le génocidaire Efrain Rios Montt et son annulation subséquente, tout ceci est plus d'actualité que jamais!

Le Polémique- Avril 2014

Article paru dans le POLEMIQUE - Le journal des étudiants et étudiantes en science politique et études internationales de l'Université de Montréal.

8 AVRIL 2014

 

 

La musicienne et militante Kinnie Starr appuie la campagne Le Fil de l’argent.

La musicienne et militante Kinnie Starr appuie la campagne Le Fil de l’argent.

 

Entrevue Rafael Maldonado en ANGLAIS

RCI entrevue Rafael Maldonado

Campaña publicitaria de CALAS contra la minería en Guatemala.

Campaña publicitaria de CALAS contra la minería en Guatemala.
Crédito de la foto: Montaje Leonardo Gimeno