Victoire pour La Puya: la cour guatémaltèque ordonne la suspension des opérations de construction à la mine El Tambor

Le GHRC (Guatemala Human Rights Commission, la Commission Guatémaltèque des Droits Humains)  a applaudit la résolution de la cour d'appel du Guatemala qui a statué le 15 de Juillet dernier en faveur du droit des résidents à être consultés sur les projets qui les concernent et qui a ordonné la suspension des activités de construction de la mine.

Bulletin Estival 2015

JUILLET 2015 - Dans ce bulletin aux saveurs d'été :

- Clôture de Visages de Résistance
- #RenunciaYa! Le point sur la mobilisation actuelle au Guatemala
- Nouvelle accompagnatrice au Guatemala
- Tournée de solidarité d'Inter Pares
- Le Collectif Guatemala recrute une coordination-terrain (au Guatemala)

 

(Consultez le fichier PDF pour le bulletin entier)


Géostratégie du pétrole et de sa privatisation au Guatemala

La  politique énergétique 2013-2017 du Guatemala, développée par le gouvernement du général Otto Pérez Molina, est l’instrument au sein duquel se trouvent les différentes actions et stratégies pour le développement énergétique du pays jusqu’en 2027.

Visite de Mme Crisanta Pérez!

Le PAQG est content de vous annoncer la venue de Crisanta Pérez, une des nombreux-ses militant-e-s qui lutte contre la mine Marlin de Goldcorp à San Miguel Ixtahuacán. 

Le point sur le mouvement #RenunciaYa au Guatemala

Les raisons de la colère

Le 16 avril 2015, au terme d’une enquête de 8 mois sur un réseau soupçonné d'avoir encaissé des pots-de-vin en échange de réductions d’impôts frauduleuses sur le passage de produits à la douane,  22 personnes ont été arrêtées. Parmi eux, les directeurs – l’ancien et l’actuel – de  l’agence guatémaltèque de Perception des Impôts.

Le réseau a été démantelé par une opération conjointe du Bureau guatémaltèque du Procureur et de la  CICIG (La Commission Internationale Contre l'Impunité au Guatemala, une entité des Nations unies chargée d'assainir le système judiciaire) et  implique de nombreux hauts fonctionnaires d’État. 

C’est à cause de ce scandale que la vice-présidente du Guatemala, Roxana Baldetti, a dû démissionner de son poste le vendredi 8 mai 2015.

Le 13 juin le PAQG vous invite à sa soirée "Visages de Résistance"...Venez nombreux!

Grande nouvelle nous publions un livre!!!

Pour clôturer la tournée "Visages de Résistance", notre atelier d’éducation aux droits humains qui s'est déplacé sur les routes du Québec afin d’aller à la rencontre des jeunes Québécois-es, nous allons éditer un livre qui reprendra les BD utilisées lors de l'atelier, une sélection de commentaires des jeunes ainsi que d'autres articles qui présente la situation des défenseur-e-s des Droits Humains au Guatemala. 

Nous vous invitons à venir fêter cet événement avec nous le 13 juin prochain au Café l'Artère, à 19h. Il y aura entre autre le témoignage d'une accompagnatrice de retour du Guatemala. 

Ce sera aussi l'occasion de danser, de célébrer le début de l'été et de souhaiter un bon départ à nos deux collaboratrices Jeanne et Marianne qui ont travaillé sur la tournée.

On vous attend...venez nombreux!

Votre fonds de retraite sert-il à bafouer les droits humains?

Parution originale: Huffington Post Québec, 12 mai 2015

Difficile de supposer que l'on apprend encore quelque chose à quelqu'un en disant que les compagnies minières canadiennes, associées partout dans le monde à de graves violations des droits humains et à une destruction environnementale éhontée, ont mauvaise presse. Mais saviez-vous que vos cotisations aux régimes de pensions publics du Canada et du Québec (Régie des rentes) sont investies dans des compagnies minières sur lesquelles pèsent des allégations extrêmement graves?

Lisez donc la suite en gardant en tête que vous êtes, vous aussi, actionnaire de Tahoe Resources et de Goldcorp Inc., qui possède près de la moitié de sa «petite sœur» Tahoe.

Guatemala: pays où mine rime avec violation des droits humains

Depuis l'arrivée de l'entreprise minière Inco en 1965, la municipalité de El Estor et ses alentours ont été le théâtre de nombreux conflits. Tout au long de son existence, la mine est passée entre les mains de nombreuses entreprises qui ont perpétré de graves violations des droits humains contre les communautés q'eqchi' qui habitent ces terres depuis toujours, mais qui sont aujourd'hui privées de leur territoire par l'activité extractive. Parmi ces entreprises, on retrouve Hudbay Minerals, connue pour les horribles crimes commis par ses agents de sécurité et qui fait maintenant face à la justice au niveau national et international

 Mine Fenix de HudBay Minerals à El Estor, Guatemala - Photographie de James Rodriguez

2014, l’année la plus violente pour les défenseur-e-s des droits humains

Synthèse du rapport 2014 de l'UDEFEGUA (L’Unité de protection des défenseur-e-s des droits humains au Guatemala)

«Qu’ils aillent se faire foutre» : Des preuves accablantes contre Tahoe Resources Inc. au Guatemala

Avis aux lecteurs-trices. Les propos relatés dans cet article sont aussi véridiques qu’ils sont révoltants par la haine et le racisme qui les motive. Malheureusement, ce n’est qu’un exemple parmi d’autres de la violence du modèle extractif qui prévaut actuellement dans le monde : une majorité d’entreprises enregistrées au Canada, imposant trop souvent des projets polluants auxquels les populations n’ont pas consenti, en totale violation de plusieurs droits humains. Le cas du projet minier Escobal de la compagnie Tahoe Resources au Guatemala, qui a provoqué la résistance des populations environnantes au cours des dernières années, connaît une actualité mouvementée, dont voici l’une des facettes.

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Par Mélisande Séguin,

accompagnatrice du PAQG au Guatemala (mai 2014 à juin 2015)

L'entreprise minière canado-américaine Tahoe Resources fait présentement face à la justice pour la fusillade du 27 avril 2013 effectuée par ses agents de sécurité contre des membres de la résistance pacifique au projet minier El Escobal. Le cas a été présenté devant la Cour Suprême de Colombie Britannique le 18 juin 2014, et la première audience au Canada a eu lieu le 8 avril 2015 dans la même instance. Le procès est mené par sept hommes qui ont été blessés lors de la violente attaque de 2013. L'entreprise est accusée d'avoir expressément et implicitement autorisé Alberto Rotondo, chef de la sécurité privée de la mine à l'époque, ainsi que le reste du personnel de sécurité  à user d'une force excessive contre des protestants pacifiques. Tahoe Resources est également accusée d'avoir été négligente dans la prévention de l'usage d'une telle violence. En plus du procès au Canada, un  procès est en cours au Guatemala contre Alberto Rotondo pour les mêmes événements.